Biographie

photo © Philippe BORNIER

Stéphane, quadra dijonnais amoureux de sa ville et sa région. Je suis né à Saint-Germain-En-Laye (78) mais je suis arrivé à Dijon à l’âge de 2 ans, pour ne plus jamais la quitter.
La photo et moi c’est une vieille histoire d’amour qui fut longue à se mettre en place sérieusement, comme je le dis souvent je suis né trop tôt. Pourquoi ? Parce qu’elle va de paire avec mon autre passion, pour la technologie et le numérique. Les deux sont liés pour moi de par le fait que le numérique apporte une accessibilité énorme tant en terme de développement des photos qu’en terme de partage et d’information.

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C’est à l’adolescence que la photo a fait irruption pour la première fois dans mon esprit. À l’âge où l’on se cherche, où la question du « qu’ais-je envie de faire plus tard » se bouscule. Mais à l’époque, point de numérique, la photo se développe dans les chambres noires, se fixe sur la pellicule argentique, et internet n’existe pas pour ne serait-ce que creuser un peu le sujet. La route empruntée sera différente et l’idée rangée dans un coin de ma tête.

C’est durant l’année de la naissance de ma fille, celle également de mes 30 ans, que la fibre a fait de nouveau son apparition, cette fois de façon plus concrète. Nous sommes en 2008, le numérique est présent même si bien moins développé et avancé qu’actuellement, internet offre la possibilité de s’informer et se former. Mon cadeau d’anniversaire est tout trouvé, se sera mon premier appareil reflex numérique, un Sony Alpha A200 avec 2 objectifs de base. Pendant une année, j’ai pu faire mes premières armes, shooter ma fille sous toutes les coutures, explorer mon jardin de plus près pour immortaliser les beautés de la nature.

Mais après deux années, le rythme quotidien et le manque de temps ont estompé petit à petit ma pratique pour la mettre de nouveau en sommeil. À l’époque j’habitais à 35km de Dijon tout en travaillant au centre ville, je partais très tôt pour rentrer tard. Les week-end étaient souvent dédiés à la maison, il ne restait plus grand chose pour la photo.

2017 est l’année décisive, le tournant qui va laisser enfin éclater complètement cette passion enfouie depuis si longtemps. Revenu habiter sur Dijon depuis deux ans, deux mois avant de prendre la route pour les vacances d’été, programmée cette année là en Normandie à Bagnoles de l’Orne, je déterre mon appareil photo resté sagement confiné. Quelques clichés dans le jardin, les fleurs, le chat, le chien…tout le monde y passe, et je vibre de nouveau. Malgré cela, sentant bien le lourd poids des années sur cet appareil, je pars en vacances en le laissant à la maison, je verrai cela en rentrant…
Mais à peine arrivé, en découvrant la charmante petite ville de Bagnoles de l’Orne, c’est la révélation finale. Je ne vais pas pouvoir me contenter de mon smartphone pour les photos pendant trois semaines ! Je me rue sur internet pour rapidement cibler une gamme d’appareils adaptés à mon budget et mon niveau débutant. Rapidement je fais le choix du Canon 700D, je fouille le site Leboncoin et trouve un modèle quasi neuf à bon prix à une quinzaine de km de notre location ! C’est un signe, rdv pris, en route pour aller acheter mon précieux.

Depuis ce moment, la passion grandit chaque jour et m’épanouit autant voir au delà de ce que j’imaginais. De nouvelles étapes vont étoffer ma pratique et me combler de plus en plus. Fin 2018 (pour mes 40 ans) je renouvelle mon matériel pour passer à un modèle hybride plus récent et plus compact en conservant la qualité du reflex, le Canon M50.


2019 sera l’année de mes deux premières expositions, ainsi que celle où je me suis déclaré officiellement en tant qu’auteur-photographe, à moi mon n° siret et la possibilité de vendre mes tirages, les droits d’utilisation et de reproduction sur mes photos ainsi que les prestations pour entreprises, et d’en faire la promotion.

Au fil du temps ma pratique s’est spécialisée. Mes (in)aspirations photographiques portent principalement sur le paysage urbain, l’architecture, la nature, et la mise en valeur par la photo d’ambiances/produits/métiers dans leur contexte. J’ai autant de plaisir à réaliser mes photos sur le terrain qu’à les développer devant mon écran, pour rendre concrète ma vision de la scène et mon inspiration, avec un traitement coloré et détaillé, parfois à la frontière entre photo et tableau. Il m’arrive parfois quand la scène s’y prête d’accentuer encore le traitement pour franchir la frontière.

Interprétation personnelle d’une belle ambiance de fin de journée sur le Grand Hôtel La Cloche

Ayant la chance d’habiter une ville et une région magnifique comme Dijon, j’y réalise une large partie de mes séries, si j’ose dire de mes fantasmes photographiques. J’aime à trouver des angles originaux, comme avec « Tête en l’air à Dijon » où l’architecture riche me permet de jouer avec la contre-plongée, et à l’inverse « Prendre de haut Dijon Métropole » m’amène depuis des lieux parfois insolites à plonger sur ses joyaux. Plus classiquement, j’ai eu le plaisir de réaliser à la demande du cabinet d’architectes parisien « Chapman Taylor » le reportage photos commerciales du site dijonnais « Cour Bareuzai », programme de rénovation urbain d’un hôtel particulier du XVIIè-XVIIIè s., dans un contexte historique fort et patrimoine mondial de l’Unesco.

place Darcy depuis le Grand Hôtel La Cloche

Les lieux remarquables et luxueux sont également un sujet passionnant à immortaliser et sublimer par mon style. Je pense par exemple au Grand Hôtel La Cloche à Dijon, le seul 5* de la ville où j’ai eu la chance pendant 3 heures d’immortaliser ses différents espaces, du jardin aux chambres avec vue splendide, en passant par les salles voûtées, les couloirs, etc…
Mais j’aime également aller voir d’autres horizons, l’occasion de découvrir et figer les cadres qui m’ont le plus touché dans les différentes villes et villages parcourus.
Je suis également très inspiré par tout lieu, extérieur comme intérieur, qui possède une originalité, une âme, une beauté, sources d’inspiration. Comme des hébergements insolites (appart/spa, cabanes/bulles/orangeries parfois sur une petite île « déserte »), des commerces/espaces à la décoration soignée et/ou avec une architecture attrayante, un artisanat notamment local raconté dans un endroit soigné, etc…
Je pourrais (et j’aurais peut être dû mais il m’est important de mettre des mots sur ce qui m’anime afin de me présenter au plus proche) résumer ma démarche artistique, mon travail photographique par le besoin, l’envie irrépressible d’immortaliser et concrétiser mon ressenti par mon style photographique, capteur d’ambiance comme j’aime à me définir.

J’aime pardessus tout la spontanéité, l’authenticité, le partage du plaisir ressenti sur le moment capturé. Je fonctionne énormément au ressenti, c’est vraiment le partage de ce qui me touche qui me guide. Cet instant éphémère où un “cadre” vous envoi une pointe d’adrénaline par sa beauté, son intérêt ou son originalité, je tente de l’immortaliser et de communiquer l’émotion qu’il m’a suscité.

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