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Dans les coulisses de la « Photo Croquée » : quand le stylet prolonge l’objectif

On me demande souvent si mes « Photos Croquées » sont le fruit d’un simple filtre automatique ou d’une intelligence artificielle. La réponse tient en trois mots :inspiration, temps et travail. Aujourd’hui, j’ai décidé de vous ouvrir les portes de mon studio numérique pour vous montrer l’envers du décor. À travers cette courte vidéo, découvrez comment une simple capture photographique se métamorphose, sous mon stylet, en une œuvre à la frontière du dessin :

Un processus en trois actes

Le passage de la couleur au rendu « croqué » n’est pas qu’une question de technique, c’est une réinterprétation émotionnelle de l’image.

1. L’Intention : La quête de la structure

Tout commence par le choix du sujet. Pour ma série « Photo Croquée », je recherche des lignes de force, des textures de pierre ou des jeux d’ombres qui supporteront le futur trait. Une photo pictée mise sur la couleur ; une photo croquée mise sur l’architecture.

2. L’Architecture de l’image

Une fois le cliché sélectionné, je procède au développement numérique. Je sculpte la lumière et pousse les contrastes à l’extrême. C’est à cette étape que je prépare mon support, transformant le fichier brut en un négatif numérique profond, prêt à être travaillé.

3. Le geste de l’artiste : La signature graphique

C’est la phase la plus longue et la plus minutieuse. Armé de mon stylet, je viens retravailler chaque zone, chaque détail, pour donner ce rendu si particulier proche du dessin ou de la gravure ancienne. Chaque coup de stylet est une intention, visant à sublimer ce que l’œil ne voit pas au premier regard.


Chaque œuvre est une pièce unique, le fruit d’un dialogue entre ma vision et ma main. Il n’y a ici aucun automatisme, seulement la passion du détail.

Deux techniques se rencontrent, au service d’une vision, pour sublimer une composition